J-1 avant opération, entrée à l'hôpital

Mer. 06 Avr. 2011 à 14h00
Mon admission à l'hôpital se fait à 14h pour passer sur le billard le lendemain, comme ça je ne serai pas en retard pour l'opération.
Cela me permettra aussi de m'habituer à l'ennui en chambre après être remis sur pieds (façon de parler biensur, car je ne suis par prêt d'être debout). Disons plutôt que je serai remis sur lit, cela paraît plus de circonstance.

La visite des lieux effectuée, la présentation faite avec le voisin, je vaque à l'occupation principale d'un hospitalisé, la glandouille.
Alors bien sûr j'ai avec moi de quoi m'occuper mais vas-y toi dans ce contexte !! (oui c'est comme ça, tu m'as mis "colère" alors on se tutoie).

Note:
Initialement je suis rentré pour une opération du ménisque interne.
Lors de la consultation pré-opératoire avec le chirurgien et aux vues de l'IRM + examen du genou, il a été  évoqué la reconstruction du ligament croisé antérieur (ligamentoplastie).
Opération utile (si le ligament est rompu) pour ne pas user/détériorer à nouveau le ménisque.
A vrai dire je n'ai pas vraiment cru (à tort donc) à une détérioration du ligament croisé antérieur.

Dans l’après midi, un type en blouse blanche arrive tel un extraterrestre parlant une langue différente de la mienne ou plutôt de la nôtre.
Je ne me rappelle pas qu'il se soit présenté, je ne comprends rien de ce qu'il me dit, je n'ai même pas reconnu mon nom et prénom quand il m'a demandé si c'était moi, mais la consonance était presque proche, alors j'ai dit oui.

C'est un interne qui vient pour m'examiner le genou.
Il me torture la jambe dans tous les sens me répétant inlassablement «daikontrlaquetè wu», «daikontrlaquetè wu» (je traduis: décontractez-vous).
Tu parles que j'allais lui laisser ma jambe... En fait j'ai vu en lui un arracheur de dents spécialisé dans la remise en place de ménisque.
Il essayait simplement de déceler une rupture du ligament croisé antérieur. Mais comme je n’étais pas "daikontrlaquetè"...

En fin d'après-midi, le chirurgien me fait part de la très forte probabilité que le ligament soit à refaire .
Si le ligament est rompu, le genou ne sera pas stable et le ménisque s'usera à nouveau et je repasserai par la case départ sans encaisser la cagnotte. Donc pas con (???! #\&£¡¿), je dis «ok doc» pour un ligament, puisque j'y suis, je fais la révision complète.

Le personnel hospitalier était très bien, impeccable !
Dans la soirée, un aide soignant me rase la jambe et me fait le maillot avec. Puis, je prends une douche à la betadine (désinfectant antiseptique).
C'est moi qui l'étais, sceptique, quand je me suis vu tout rouge sous la douche.

Comme je ne suis pas un couche tôt, je passe une partie de la nuit à regarder des vidéos de ménisques et ligamentoplasties.
La dernière vidéo que je regarde vers 3h30, avant de dormir est celle d'une reconstruction du ligament croisé voir ici.
Je pense que pour les gens sensibles, il faut plutôt les regarder après l'opération. Dans mon cas cela m'a permis de mieux gérer les sensations lors de l'opération (quand je ne dormais pas).

Après avoir visionné cette dernière vidéo, trois idées me sont venues à l'esprit:
1. fuir (mais vue l'heure je n'en avais plus le courage)
2. donner mon entière confiance au chirurgien
3. dormir et donner mon entière confiance au chirurgien

Mon corps, sous l'influence de Morphée, m'a dicté la troisième solution.
Première journée d'hospitalisation

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9 réactions pour "J-1 avant opération, entrée à l'hôpital"

Alyce 14/07/2012 à 16h02
Je ne comprends pas pourquoi on fait rentrer les gens si tot à l'hopital. Je suis rentrée à 8h pour une opération prévue à 11h. C'est pourtant simple quand on vous dit de ne rien boire, ni manger à partir de minuit la veille.
Seb 23/01/2013 à 15h51
Salut operation lca. Tout d'abord félicitation pour ton blog. J'ai fait comme toi, regarder la vidéo d'une operation lca par didt. Sauf que j'avais choisi la rachi-anesthésie. J'en ai rien dormi de la nuit pourtant je suis pompier donc pas sensible au sang ou tiges en fer dans le genou. Pour finir anesthésie général que ma imposer l'anesthésie arriver au bloc.bref aujourd'hui je suis a J+ 9 et sa va pas trop mal à part une douleur assez forte surtout la nuit.( sa m'empêche de dormir) hier donc J+8, gros craquement dans le genou suivit d'une énorme douleur. Aujourd'hui plus de douleur au genou mais je suis vraiment inquiet du craquement. Je vois le kiné ce soir et j'espère que mon greffon n'a pas bouger.
Émile 23/04/2013 à 06h17
Moi j'ai eu une première opération ligament croisé antérieur + ménisque avec ischio-jambier et comme elle a été mal faite et que mon Docteur ne me l'a jamais dit avant que ma physiothérapeute me réfère à un autre médecin, je pensais boîter toute ma vie. Cette première opération a eu lieu en août 2010 après ma chute en ski en février 2010. Ma deuxième opéation a été faite avec le tendon rotulien en août 2012 et je n'en suis toujours pas remise. Les jours de pluie sont difficiles, je boîte encore, j'ai parfois des douleurs inopinée (je dis parfois parce que une fois par semaine n'est pas «souvent» pour moi!) et mon genou bloque et glisse encore et encore. J'ai l'impression que je ne verrai jamais la fin de mon périple. Quand tu dis que ça fait trois ans que tu ne cours plus et que tu ne fais plus de sports, ça fait long pour quelqu'un de 18 ans ultra-énergique. Faut dire que le système de santé québécois n'est pas à envier! J'ai bien aimé ton site. Il explique bien l'expérience! :)
Alan 22/05/2013 à 09h37
Merci pour la vidéo de l'opération. Je me suis fait opéré vendredi dernier (17 mai donc) sous anésthésie rachidienne. Bizarre sentiment que de n'avoir aucune sensation à tel point qu'on se demande si l'on s'est bien fait charcuté malgré quelques bruits bizarre ;-)
Là je vois. Alité pour ma part, j'attends l'infirmière à domicile pour la piqure et le changement de pansement. Soins et réeduc' ça ne fait que commencer...
Sympa ton site, surtout quand on le découvre après coup (j'avoue ne pas avoir fait de recherches préopératoire comme toi, on se prépare comme on veut !)
arnaud 20/05/2014 à 20h28
Eh bé, je comprend le trou de la sécu... faire venir le patient la veille pour une opération aussi rapide, c'est de l'argent et du temps gâché pour tout le monde.

Admission à 7h45, j'étais en chambre à 8h. Epilé, douché bétadine, et à jeun. Une infirmière passe pour betadiner la jambe et placer le cathéter. 9h au bloc, 11h retour en chambre.
Opération LCA 21/05/2014 à 10h48
arnaud, faire venir le patient la veille, c'est aussi pour surveiller son état de santé afin de préparer l'opération.
Et certainement aussi pour s'assurer qu'il soit là et à l'heure car bloquer un bloc opératoire doit coûter très cher et pénaliser les interventions qui suivent.
Ninon 08/06/2014 à 17h05
Je pense aussi que faire venir le patient la veille est en effet une façon de contrôler son état général, éventuellement commencer à le sédater un peu surtout quand il passe en premier et oui peut-être s'assurer de la ponctualité du patient (chez certains ce n'est pas inné !!!)
N'étant pas une adepte du trou de la Secu, j'ai apprécié ce moment supplémentaire de prise en charge qui m'a permis de revoir mon chirurgien et l'anesthésiste une dernière fois avant le grand saut, d'autant plus que quelques questions de dernière minutes ont pu trouver une réponse !!!! Et me rendre plus sereine !!!
Ninon 08/06/2014 à 17h16
Ps : le jour de mon opération un "canal carpien" en ambulatoire ne s'étant pas présenté, le planning des blocs a en effet été modifié et cette absence a pu être rapidement comblée par un "déjà présent" !!!! À méditer...
Verena 16/12/2014 à 23h45
Je suis heureuse d être tombé sur ton site APRÈS l opération -pas sur que j y serait allée si j avais vu avant.
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